Alfredo Antoine met en garde contre les leaders sans expérience et appelle à un retour au sens de l’État

Dans une déclaration sans détour sur les réseaux sociaux, l’ancien député de Kenscoff, Alfredo Antoine, a lancé un avertissement clair à la classe politique haïtienne, dénonçant la prolifération de figures qui se proclament leaders sans disposer de l’expérience minimale requise pour diriger un pays. À travers ses propos, il plaide pour une gouvernance fondée sur la compétence, l’expérience et le courage politique, loin des discours populistes et des effets d’annonce.

« Haïti doit se démarquer de ceux qui se proclament leaders sans avoir jamais géré une épicerie, mais qui veulent pourtant diriger un pays », a déclaré Alfredo Antoine. Une formule volontairement provocatrice, qui illustre selon lui l’écart grandissant entre les ambitions politiques affichées et les capacités réelles de gouvernance.

Pour l’ancien parlementaire, diriger l’État haïtien ne saurait être le fruit de l’improvisation. « Gouverner exige compétence, expérience et courage », insiste-t-il, rappelant que la gestion des affaires publiques requiert des aptitudes éprouvées, une vision claire et une capacité à prendre des décisions difficiles dans l’intérêt général.

Afin d’étayer son propos, Alfredo Antoine fait référence à l’ancien président Dumarsais Estimé, qu’il présente comme un exemple de leadership responsable et de courage politique. À ses yeux, l’héritage d’Estimé rappelle qu’un chef d’État doit être avant tout un homme d’action, conscient des réalités sociales et engagé dans la construction d’institutions solides.

Cette prise de position intervient dans un contexte national marqué par une profonde crise de confiance entre la population et ses dirigeants. La multiplication des discours politiques jugés creux, combinée à l’absence de résultats concrets, alimente un sentiment de lassitude et de scepticisme au sein de l’opinion publique.

En appelant à la vigilance face aux « discours faciles », Alfredo Antoine invite les citoyens à exercer un regard critique sur les prétendants au pouvoir. Pour lui, le redressement d’Haïti passe par une exigence accrue envers ceux qui aspirent à gouverner, fondée sur leur parcours, leurs compétences et leur capacité à servir réellement l’intérêt national.

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