La nouvelle année scolaire s’ouvre avec une orientation claire du Programme National de Cantines Scolaires (PNCS) : miser sur la production locale pour nourrir les élèves. « La priorité du PNCS est d’encourager la production locale », a affirmé avec force le Coordonnateur général de l’institution, Me Kevenot Dorvil, en marge d’une cérémonie organisée à l’unité de transformation de riz du Collectif de Lutte Contre l’Exclusion Sociale (CLES).
Accompagné de plusieurs cadres de son équipe, Me Dorvil a choisi de lancer l’année académique 2025-2026 dans un cadre symbolique : celui de la valorisation du riz produit et transformé par des organisations locales. Ce choix s’inscrit dans la volonté du PNCS de mettre en œuvre la Politique et Stratégie Nationale de l’Alimentation Scolaire (PSNAS) 2024-2030, qui vise à garantir chaque jour un plat chaud aux écoliers tout en renforçant l’économie agricole nationale.
En présence de personnalités de marque, dont l’ambassadeur de France en Haïti, le Coordonnateur général du PNCS a annoncé la prochaine signature d’un protocole d’accord entre l’institution et le CLES. Ce partenariat doit permettre d’intégrer davantage le riz local dans les cantines scolaires, réduisant ainsi la dépendance aux importations.
Cette orientation a été accueillie avec enthousiasme par l’assistance. Pour beaucoup, elle marque une étape importante vers une alimentation scolaire durable et une meilleure valorisation du travail des producteurs haïtiens.
En Haïti, le PNCS joue un rôle essentiel dans le système éducatif, en garantissant un repas quotidien à des centaines de milliers d’élèves. Au-delà de l’aspect nutritionnel, l’institution entend désormais devenir un levier stratégique pour le développement agricole et économique du pays.
Avec cette nouvelle orientation, le Coordonnateur général place la barre très haut et envoie un signal fort : l’avenir de l’alimentation scolaire passe par le soutien aux paysans et à la production nationale.


