Arcahaie encerclée, Solino incendiée : la violence des gangs continue

La nuit du 21 octobre 2024 restera gravée dans la mémoire des habitants de l’Arcahaie et de Solino, deux zones ravagées par la violence des gangs armés. Alors que la Mission multinationale de soutien à la sécurité en Haïti peine à stabiliser la situation, les gangs poursuivent leur progression, semant la terreur et la destruction.

À Arcahaie, les gangs armés ont débarqué par la mer dans l’après-midi du lundi 21 octobre, envahissant des zones comme Caries, Williamson et Luly. Selon des sources locales, ces bandits tentent de prendre le contrôle de la ville, encerclant progressivement la commune. Face à cette menace imminente, les résidents se sont unis aux forces de police pour résister, mais l’assaut semble inévitable. Les habitants, pris de panique, lancent un appel urgent aux autorités pour renforcer la défense et éviter un bain de sang.

Pendant ce temps, à Solino, quartier populaire de Port-au-Prince, la situation n’est pas moins alarmante. Après avoir diffusé une vidéo de propagande, les membres de la coalition de gangs “Viv Ansanm” ont repris l’offensive, 24 heures à peine après un message des autorités qui annonçait la sécurisation de la zone. Les gangs ont rapidement repris le contrôle de plusieurs rues, dont la ruelle Anglade, forçant les résidents à fuir en masse. Sur l’Avenue John Brown, des barricades de pneus enflammés ont été érigées en signe de protestation contre cette violence continue. À l’intérieur de Solino, des colonnes de fumée s’élèvent des maisons incendiées par les criminels.

Ces attaques simultanées illustrent l’impuissance des forces de sécurité à contenir la montée en puissance des gangs armés en Haïti. Le Premier ministre Garry Conille avait pourtant annoncé des mesures pour renforcer la lutte contre l’insécurité, mais la situation sur le terrain montre que la réponse gouvernementale reste insuffisante face à l’ampleur de la crise.

Alors que l’Arcahaie et Solino sombrent dans le chaos, le pays tout entier se demande quand cette spirale de violence prendra fin, et si la sécurité pourra un jour être rétablie dans les zones les plus touchées.

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