À moins d’un mois de la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), fixée au 7 février 2026, les principales organisations du secteur de la jeunesse en Haïti se mobilisent pour adopter une position commune face à l’avenir politique du pays.
Dans un communiqué publié ce lundi, les responsables de plusieurs structures jeunesse affirment que le dispositif transitoire mis en place le 3 avril 2024, suite à un accord politique, n’a pas répondu aux attentes du peuple haïtien. Selon eux, la population, et particulièrement la jeunesse, continue de subir les effets de l’instabilité politique, de l’insécurité généralisée, de la précarité socio-économique et de l’exclusion des espaces de décision.
« L’échec manifeste du processus de transition impose une prise de responsabilité collective des forces vives de la nation, au premier rang desquelles figure la jeunesse, pilier du présent et garante de l’avenir du pays », soulignent-ils dans leur déclaration. Les signataires appellent ainsi toutes les organisations, mouvements et leaders de jeunesse, tant en Haïti que dans la diaspora, à rejoindre cette dynamique afin de construire une position commune pour l’après-7 février.
Parmi les organisations engagées figurent l’Association des Volontaires pour la Démocratie (AVD), KOZ NÒDWÈS, la Coalition de la Jeunesse Haïtienne (CJH), Ayiti Gen Moun et KOZE JÈN YO, chacune représentée par son coordonnateur général. Les responsables promettent d’informer le public des prochaines étapes de ce processus de concertation dans les jours à venir.
Cette initiative reflète la volonté croissante de la jeunesse haïtienne de jouer un rôle actif dans la définition des choix politiques du pays, alors que la population observe de près la transition vers de nouvelles perspectives de gouvernance.


