Port-au-Prince, une ville en état de siège

Port-au-Prince est plongée dans une spirale de violence sans précédent. Des gangs armés ont pris le contrôle de plusieurs quartiers stratégiques, forçant des milliers de familles à fuir leurs foyers. Solino, jadis un quartier vivant et dynamique, est désormais livré aux mains des criminels. Cette situation inquiète fortement les résidents de zones voisines comme Nazon, Delmas 24, et Christ-Roi, qui quittent leurs maisons en urgence, laissant derrière eux leurs vies et leurs souvenirs.

Les gangs ne s’arrêtent pas aux quartiers déjà sous leur contrôle. Des zones réputées calmes, comme Vivy Mitchel, Bellevue et Belle-Ville, subissent des attaques répétées. Des maisons ont été incendiées, semant la terreur dans des zones autrefois paisibles.

Face à cette montée en puissance des gangs, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), censé diriger la nation en ces temps critiques, semble dépassé. Ayant déjà quitté le Palais National pour s’installer à la Villa d’Accueil, le CPT est accusé de ne pas prioriser la sécurité de la population. Au lieu de proposer des solutions concrètes pour contrer cette insécurité, certains dénoncent une administration préoccupée par des intérêts personnels.

Cette crise souligne l’urgence d’une intervention nationale et internationale. La situation exige une réponse coordonnée pour restaurer la sécurité, offrir un refuge aux déplacés et redonner espoir à un peuple qui se sent abandonné par ses dirigeants.

La tragédie qui frappe Port-au-Prince est un appel à la solidarité, tant locale qu’internationale, pour éviter une catastrophe humanitaire majeure et sauver une capitale au bord de l’effondrement.

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