L’insécurité persistante en Haïti continue de semer le deuil au sein des forces de l’ordre, avec la mort tragique de Michelle Nathaniellle Medgine Pierre, agente de la 28e promotion de la Police Nationale d’Haïti (PNH). Elle a été froidement abattue par balle ce mercredi 28 août à Catalpa, Delmas 75, alors qu’elle se rendait à son poste de travail à bord d’un véhicule privé.
Le Syndicat National des Policiers Haïtiens (SYNAPOHA) a confirmé cet acte odieux dans un message sur les réseaux sociaux, soulignant la vulnérabilité constante des policiers face à l’insécurité grandissante. Cet événement tragique fait écho à une série d’attaques ciblées contre les membres des forces de l’ordre haïtiennes, qui mettent leur vie en danger chaque jour pour maintenir la sécurité publique.
En mars dernier, quatre policiers avaient été tués lors d’affrontements armés avec des gangs dans la capitale, Port-au-Prince. Plus récemment, trois agents du SWAT ont été blessés lors d’une opération de lutte contre les gangs à Bel-Air et Solino, le 27 août. Ces incidents révèlent une tendance inquiétante d’attaques ciblées contre les forces de sécurité.
Face à cette escalade de la violence, les critiques s’intensifient à l’encontre du gouvernement dirigé par le Premier ministre Garry Conille, accusé de ne pas prendre des mesures efficaces pour protéger les policiers et la population. La recrudescence des actes de violence et l’insécurité croissante en Haïti soulignent la nécessité urgente d’une réponse ferme et coordonnée pour rétablir la paix et la sécurité dans le pays.


