L’ancien Commissaire du Gouvernement nommé près le Tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Inel Torchon, a officiellement sommé le Protecteur du Citoyen, Me Jean Wilner Morin, de lui présenter des excuses publiques pour des accusations jugées aujourd’hui infondées.
Cette demande intervient à la suite d’un rapport d’enquête assorti d’un certificat émis par le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) le 8 avril 2026. Dans ce document, l’instance judiciaire décharge Me Torchon de toutes suspicions de corruption et rejette les accusations portées contre lui dans le cadre de ses fonctions au parquet de la Croix-des-Bouquets.
Ces allégations remontent à octobre 2019, lorsque Me Jean Wilner Morin, alors président de l’Association Nationale des Magistrats Haïtiens (ANAMAH), avait publié une note écrite dénonçant des faits présumés. Cette déclaration avait été largement diffusée, notamment sur les ondes de Radio Télé Caraïbes, Scoop FM, ainsi que par plusieurs médias en ligne, dont AlterPresse et HaïtiLibre.
Sept ans après les faits, Me Inel Torchon affirme que les conclusions du CSPJ viennent confirmer son innocence. Il soutient avoir subi des préjudices moraux, matériels et juridiques en raison de ces accusations qu’il qualifie de calomnieuses et diffamatoires.
Dans sa sommation, l’ancien chef du parquet de Port-au-Prince exige non seulement des excuses publiques, mais également une déclaration formelle de Me Morin reconnaissant ses torts. Il demande en outre aux médias ayant relayé ces accusations de procéder à des rectifications.
Me Torchon estime que Me Jean Wilner Morin doit assumer la responsabilité de ses propos, qu’il juge infondés et contraires aux règles de droit, en l’absence de preuves au moment de leur diffusion.
À ce stade, aucune réaction officielle de Jean Wilner Morin n’a été rendue publique.
Cette affaire pourrait connaître de nouveaux développements dans les prochains jours, notamment en fonction de la réponse du Protecteur du citoyen à cette sommation formelle.


