Haïti alerte sur l’urgence d’un soutien accru aux pays vulnérables lors des réunions de printemps du FMI

À l’occasion des réunions de printemps du Fonds monétaire international et du Groupe de la Banque mondiale, tenues à Washington, le gouverneur de la Banque de la République d’Haïti, Ronald Gabriel, a plaidé pour une réponse urgente et adaptée aux défis économiques auxquels font face les pays les plus vulnérables.

Intervenant lors de la réunion ministérielle du G24, le représentant haïtien a dressé un constat préoccupant de la conjoncture mondiale, marquée selon lui par des crises multiples devenues structurelles. Il a notamment évoqué l’impact des tensions internationales sur la hausse des prix des produits pétroliers et alimentaires, aggravant une inflation déjà difficilement soutenable pour les populations les plus exposées.

Ronald Gabriel a également pointé du doigt la réduction de l’aide internationale, le durcissement des politiques migratoires ainsi que les mutations du commerce mondial, autant de facteurs qui fragilisent davantage les économies déjà précaires. « Ces chocs ne sont pas abstraits », a-t-il insisté, soulignant leurs effets directs sur les conditions de vie des citoyens.

Prenant l’exemple d’Haïti, le gouverneur a décrit un pays confronté à des vulnérabilités internes majeures, tout en subissant de plein fouet les conséquences de ces bouleversements globaux. Une situation qui, selon lui, risque de compromettre les progrès réalisés dans un contexte déjà difficile.

Face à cette réalité, le responsable haïtien a appelé à des réformes institutionnelles majeures. Il a notamment insisté sur la nécessité de finaliser rapidement la 16e révision générale des quotes-parts du FMI, afin de garantir une allocation plus équitable des ressources financières.

Par ailleurs, il a plaidé pour une gouvernance plus inclusive au sein des institutions financières internationales, réclamant une meilleure représentation des États fragiles dans les instances décisionnelles. L’objectif, selon lui, est de permettre à ces pays de participer pleinement à la conception de solutions adaptées à leurs besoins spécifiques.

En conclusion, Ronald Gabriel a exhorté la communauté internationale à dépasser les déclarations d’intention pour privilégier des engagements concrets. « L’heure est à l’action », a-t-il martelé, appelant à un multilatéralisme plus efficace et solidaire face aux défis actuels.

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