La tragédie qui a frappé la Citadelle Henry n’est pas un hasard ; elle est le résultat direct d’un système affaibli depuis longtemps à la tête de l’Institut de Sauvegarde du Patrimoine National.
Depuis le décret du 28 mars 1979, cette institution avait pour mission de protéger et de gérer le patrimoine historique du pays.
Pourtant, depuis 47 ans, les mêmes figures se succèdent, sans vision ni capacité à établir des règles solides.
Il n’existe aucun protocole de visite, aucune limite claire du nombre de visiteurs, aucune surveillance régulière, ni présence permanente d’agents sur le site.
Plus grave encore, aucun dispositif d’urgence n’est prévu pour administrer les premiers soins en cas d’accident.
Ce désordre et cette négligence ont transformé un symbole de fierté nationale en un espace de danger.
Les images de personnes allongées au sol, au milieu des déchets et du chaos, illustrent le niveau de dégradation.
Cela dépasse la question des infrastructures ; c’est un échec total de la gouvernance publique.
L’État doit assumer ses responsabilités. Il est temps de rendre des comptes. Car lorsque l’incompétence devient un système, elle finit par coûter des vies.


