Le Collectif des Professionnels de la Presse (CPP) a dénoncé l’absence de suivi institutionnel dans une plainte déposée pour violences policières présumées contre le journaliste Rudy Eveillard.
Dans une note rendue publique le 17 mars 2026, l’organisation indique qu’une plainte formelle avait été adressée le 3 décembre 2025 à l’Inspection générale de la Police nationale d’Haïti (IGPNH). Cette démarche avait été menée conjointement avec l’Organisation pour le Respect et la Défense des Droits Humains (ORDEDH), le Mouvement International pour la Défense des Droits Humains en Haïti (MIDDHA) et l’organisation JASMA.
Selon les organisations signataires, la plainte visait à demander l’ouverture d’une enquête administrative et disciplinaire sur des agents de la Police nationale d’Haïti accusés d’avoir agressé le journaliste.
Les faits rapportés remontent au 26 novembre 2025. Le journaliste Rudy Eveillard aurait été intercepté vers 7 h 30 du matin par des agents de police, agressé physiquement, embarqué de force dans un véhicule et soumis à des intimidations avant d’être transféré dans un second véhicule. Il aurait été libéré plusieurs heures plus tard.
Le CPP affirme que, jusqu’à présent, aucune information n’a été communiquée concernant l’évolution de cette plainte, notamment l’ouverture d’une enquête ou d’éventuelles mesures disciplinaires.
L’organisation souligne également que l’Office de la Protection du Citoyen (OPC), saisi le 4 février 2026 dans ce dossier, n’a pas non plus communiqué sur d’éventuelles démarches entreprises.
Dans sa note, le Collectif des Professionnels de la Presse appelle les institutions concernées à assumer leurs responsabilités et à faire la lumière sur les faits dénoncés.


