Un incendie dévaste le marché Dumornay et plonge les commerçants dans l’incertitude à quelques semaines des fêtes

Un violent incendie a ravagé dans la nuit du 10 au 11 décembre 2025 le marché Dumornay, situé à Carrefour-Feuilles. À l’approche des fêtes de fin d’année, les commerçants se retrouvent démunis face à l’ampleur des dégâts.

Au petit matin, le site n’était plus qu’un tapis de cendres et de débris calcinés s’étendant sur plusieurs dizaines de mètres. La majorité des petites installations faites de tôles, de bois et de bâches ont été complètement consumées. Les rares dépôts en béton encore debout portent eux aussi les marques du sinistre : la chaleur a détruit la plupart des marchandises qu’ils contenaient.

Produits alimentaires, vêtements, articles cosmétiques… « Le feu a tout pris », raconte une commerçante qui tenait un petit restaurant sous bâche. Devant ce qui reste de son emplacement, elle tente de montrer ce qui fut son gagne-pain. « Je n’ai rien pu sauver, même mes marmites ont brûlé », dit-elle, les yeux rougis.

Les scènes de détresse se multiplient sur l’ensemble du site. Larmes, cris, effondrements : les victimes de l’incendie peinent à réaliser l’ampleur des pertes. Certaines réclament l’intervention de l’État. D’autres, découragées, n’attendent plus rien. « Ce n’est pas la première fois qu’un marché brûle. Ils ne vont rien faire pour nous », lâche une commerçante en sanglots.

Selon le témoignage d’une habitante du quartier, également vendeuse au marché, l’incendie a débuté avant 22 heures. Les pompiers seraient arrivés rapidement mais n’auraient pas pu intervenir efficacement. « Les allées sont trop étroites. Ils n’ont pas pu faire entrer les camions », explique-t-elle. Les sapeurs-pompiers rencontrés sur place, encore à pied d’œuvre, ont refusé de commenter.

Quelques stands ont échappé aux flammes. Leurs propriétaires, soulagés, s’empressent de récupérer leurs marchandises, craignant des actes de pillage dans le désordre ambiant.

Le sinistre frappe les commerçants à un moment crucial. La période des fêtes représente, pour beaucoup, la principale source de revenus de l’année. Déjà confrontés à une économie fragile, les sinistrés ne savent pas comment se relever. Pour certains, ce marché était leur seul moyen de subsistance.

VeliPost

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