L’Association France-Amérique Latine-Caraïbes (LATFRAN) a décerné son prix spécial 2025 à Jerry Tardieu, ancien député de Pétion-Ville, auteur, entrepreneur et citoyen engagé. La cérémonie s’est tenue à la Maison de l’Amérique Latine, devant un public composé de personnalités politiques, parlementaires, culturelles, diplomatiques, professionnelles et académiques, ainsi que de membres de la communauté haïtienne.
Chaque année, le prix LATFRAN récompense des personnalités qui se distinguent par leur engagement citoyen ou politique et par leurs efforts pour renforcer les relations entre la France et les pays d’Amérique latine et des Caraïbes. Le comité d’honneur, présidé par Pascal Drouhaud, spécialiste des relations internationales, rassemble des figures de renom telles que Rigoberta Menchú Tum, Prix Nobel de la Paix 1992, Vinicio Cerezo, ancien président du Guatemala, Andrés Pastrana, ancien président de la Colombie, et Philippe Douste-Blazy, ancien ministre français des Affaires étrangères.
Dans sa présentation, Pascal Drouhaud a souligné que Jerry Tardieu avait été choisi pour ses combats remarquables en tant que député et leader politique. Il a mis en avant son engagement pour la paix, la restauration des institutions démocratiques en Haïti et ses travaux sur les questions constitutionnelles. « À travers ce choix, la LATFRAN adresse également un message d’amitié à la République d’Haïti et à son peuple », a ajouté M. Drouhaud.
Dans son allocution, Jerry Tardieu a exprimé sa gratitude envers la LATFRAN et a dédié ce prix au peuple haïtien, confronté à la plus grave crise de son histoire récente. Il a remercié son épouse, ses enfants et sa famille pour leur soutien constant.
Rappelant l’histoire d’Haïti et l’engagement de figures comme Jean-Jacques Dessalines et Alexandre Pétion envers l’Amérique latine et les Caraïbes, M. Tardieu a souligné l’urgence de renforcer cette solidarité hémisphérique. Il a également insisté sur la nécessité de restaurer la confiance dans la politique, souvent perçue avec suspicion ou dédain. « Il faut travailler pour que la défiance cède la place à une foi renouvelée en la politique et à un sens désintéressé du bien public, afin de promouvoir une société plus juste et équitable », a-t-il déclaré.


