Durant son long séjour au Japon, Le Nouvelliste a eu un entretien exclusif avec le Coordonnateur du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) sur la situation critique du pays. Les questions posées étaient aussi pertinentes que directes. Pourtant, les réponses de Laurent Saint-Cyr ont laissé plus d’un perplexe.
À l’écouter, on pourrait croire que l’urgence nationale n’est pas une priorité. Il semble détaché, presque indifférent à la gravité de la conjoncture actuelle. Faut-il être novice en politique pour ne pas voir que le président de fait évolue dans un certain confort ? Son attitude soulève des interrogations.
Deux longs voyages à l’étranger, en seulement deux mois à la tête du CPT, contrastent fortement avec l’immobilisme observé sur le terrain. Pendant que le pays s’enlise dans une crise multiforme — sécurité, économie, gouvernance —, le chef du Conseil paraît plus préoccupé par sa diplomatie personnelle que par des actions concrètes.
Cette passivité apparente face aux urgences nationales pourrait bien annoncer une catastrophe politique imminente. Car pendant que les Haïtiens attendent des réponses, le temps, lui, continue de jouer contre le pays.


