Un récent rapport relance les interrogations sur la gestion des fonds humanitaires en Haïti. Selon des révélations du New York Post, 4,4 milliards de dollars auraient été dépensés par l’USAID et ses partenaires, mais seulement six maisons auraient vu le jour.
Une part importante de ces fonds aurait été absorbée par des frais administratifs. Les entreprises basées à Washington auraient accaparé 56 % des contrats, tandis que les entreprises haïtiennes n’en auraient reçu que 2 %. Cette répartition suscite des critiques quant à la transparence et l’efficacité de l’aide internationale.
La Croix-Rouge américaine est également pointée du doigt. Après avoir levé 500 millions de dollars pour la reconstruction post-séisme, elle avait promis des logements pour 130 000 personnes. Pourtant, seuls six logements auraient été construits, selon les informations relayées.
Sur 196 ONG analysées, seulement huit ont été en mesure de justifier l’utilisation des fonds reçus. Ce constat relance le débat sur la nécessité d’une meilleure supervision des aides destinées à Haïti.
Ces révélations posent une question essentielle : où est passé l’argent ? Alors que le pays continue de faire face à des crises humanitaires et sécuritaires, de nombreux observateurs réclament une réforme en profondeur du système d’aide internationale.


