André Jonas Vladimir Paraison peut-il vraiment contenir la montée des gangs en Haïti ?

Depuis son arrivée à la tête de la Police Nationale d’Haïti (PNH), André Jonas Vladimir Paraison peine à convaincre. Là où son prédécesseur Rameau Normil avait échoué, Paraison ne donne pas davantage l’impression de maîtriser la situation.

La réalité est brutale : près de 90 % de la capitale est sous le contrôle des gangs. Dans l’Artibonite comme dans le Plateau Central, des zones entières tombent peu à peu sous leur domination. Et pendant que la population vit barricadée, les malfrats continuent de frapper. Le dernier épisode en date : l’attaque du gang « Kokorat San Ras » à Bassin-Bleu, où le commissariat a été incendié et des citoyens enlevés.

Face à ce fléau, une question brûlante se pose : l’expérience et le parcours de M. Paraison suffisent-ils à inverser la tendance ?

Est-il un homme d’action, prêt à affronter cette hydre criminelle, ou seulement un témoin impuissant de la descente aux enfers du pays ?

L’opinion publique n’a plus de patience. Les Haïtiens n’attendent ni discours ni promesses, mais des mesures concrètes : reprise de territoires, démantèlement de réseaux, protection des citoyens. La PNH a besoin d’un leadership fort, d’une stratégie claire, et d’une volonté politique assumée.

Car au fond, la vraie question n’est peut-être pas seulement : Paraison peut-il contenir la montée des gangs ?

Mais plutôt : Haïti a-t-elle aujourd’hui une police et un État réellement déterminés à le faire ?


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