Sœurs et frères, comment ne pas vous entendre ?


Par Renel Antoine

Comment être indifférent aux maux quotidiens affrontés pour subvenir au bien-être de soi et de la famille, dans une Haïti en proie à tous les fléaux ?

Oui, je vous comprends. La lutte pour la vie, mieux, pour la survie, est une priorité.

Permettez toutefois que j’élève la voix pour vous demander de regarder autour de vous, d’engager le dialogue avec les autres, proches ou lointains, la grande majorité constituant le peuple souffrant.

Peuple souffrant, peuple oublié, au long d’une histoire bicentenaire, dominée par les guerres intestines, l’exclusion sociale, les préjugés sociaux et les interventions étrangères.

Citoyennes, citoyens, assurer la survivance, dans le respect des uns et des autres, ne saurait être objet de critiques. Mais qu’en est-il de la majorité des citoyennes et citoyens, relégués dans l’indifférence, bientôt faite oubli, si ce n’est mépris ?

Autant se demander s’il est possible d’améliorer ses propres conditions de vie, celles de sa famille, lorsque l’on n’a pas le souci, l’engagement patriotique de travailler à changer les conditions de vie dans la société tout entière.

L’être humain est, par définition, un être social.

Alors, pas étonnant que l’oubli du collectif, de ses besoins, de son avenir, entretienne des maux dont toutes et tous subissent les conséquences, dans le présent ou l’avenir.

N’est-il pas temps de rappeler à toutes et à tous notre devise nationale : L’union fait la force.

La force de valoriser le pouvoir de l’éducation, de la fraternité et de la justice afin de développer une Haïti où la solidarité des liens sociaux et économiques l’emporte sur les traditions des temps d’oubli, d’égoïsme et de divisions.

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