DINEPA sous l’administration Guito Édouard : Entre confusion de missions et projets inachevés, la population attend des comptes

Sous la direction de M. Guito Édouard, la Direction Nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement (DINEPA) s’est engagée dans une série de projets d’infrastructure visant à améliorer l’accès à l’eau potable à travers le pays. Cependant, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer la lenteur des travaux, leur inachèvement prolongé et une gestion jugée confuse des priorités.

En effet, plusieurs projets d’alimentation en eau, lancés dans différentes villes, peinent à être achevés. Ils laissent derrière eux des rues défoncées, des réseaux inachevés, et une population frustrée par l’attente interminable. Si les travaux engagés sont nécessaires, ils perturbent durablement le quotidien des citoyens et suscitent une vive incompréhension face au manque de coordination et à l’absence de résultats tangibles.

Dans ce climat tendu, certaines entreprises chargées de l’exécution des projets n’hésitent plus à dénoncer les difficultés rencontrées. Elles affirment avoir été contraintes de verser des sommes importantes à des particuliers et d’investir dans des initiatives ne figurant pas dans leurs mandats contractuels. C’est notamment le cas de l’installation de systèmes solaires, imposés sans lien direct avec les missions fondamentales de la DINEPA.

Le programme “Katye Pam Klere”, cité à plusieurs reprises, alimente ces soupçons. Ce projet, qui relève du domaine énergétique, aurait été financé à partir des fonds initialement alloués à la construction de réseaux hydrauliques, détournant ainsi des ressources cruciales au détriment de l’accès à l’eau potable.

Dans ce contexte préoccupant, plusieurs questions s’imposent :

• La population doit-elle s’habituer à vivre au milieu de chantiers sans fin ?

• Quelles mesures concrètes seront prises pour garantir l’achèvement des projets en cours ?

• Un audit indépendant de la DINEPA ne serait-il pas nécessaire pour faire la lumière sur la gestion des fonds, l’exécution des contrats et les éventuels abus ?

La population attend des réponses claires. Il revient désormais aux autorités compétentes de faire preuve de transparence et de fermeté, afin de restaurer la confiance du public et de garantir l’aboutissement de travaux essentiels à la santé publique et au développement local.

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