Haïti s’enfonce dans le chaos à l’approche de la fin du mandat d’un CPT impuissant

Cinq mois avant la fin de son mandat, le Conseil présidentiel de transition (CPT) peine à convaincre. Chargé de rétablir un climat de sécurité, de lancer une réforme constitutionnelle et d’organiser des élections, l’organe transitoire n’a jusqu’ici pas tenu ses engagements, laissant le pays dans une crise profonde.

Malgré les discours officiels, les gangs armés continuent d’imposer leur loi. Selon plusieurs rapports, près de 90 % de la capitale est sous leur contrôle. Les quartiers de Port-au-Prince vivent quotidiennement au rythme des fusillades, des enlèvements et des extorsions, pendant que l’État semble spectateur. L’Artibonite et le Plateau Central ne sont pas épargnés : là aussi, les groupes armés tuent, pillent et terrorisent la population en toute impunité.

Face à cette réalité, le CPT donne l’image d’une institution impuissante. Les citoyens, lassés des promesses sans lendemain, dénoncent un pouvoir de transition incapable de rétablir l’ordre et de poser les bases d’un véritable retour à la démocratie. La réforme constitutionnelle, pourtant présentée comme une priorité, est restée lettre morte. Quant aux élections, leur organisation demeure hypothétique dans un contexte où l’insécurité empêche tout processus crédible.

À mesure que l’échéance approche, les doutes grandissent. Le CPT, censé préparer l’avenir du pays, apparaît désormais comme un symbole de stagnation. Entre un mandat qui s’achève et une nation qui s’enlise dans la violence, la transition semble avoir échoué à offrir aux Haïtiens l’espoir d’un lendemain meilleur.

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