Fritz Jean sous le feu des critiques : “Agissez ou assumez la complicité”

À force de trop parler sans agir, on finit par se faire rattraper par ses propres mots. C’est exactement ce qui arrive à Fritz Jean, coordonnateur du Conseil présidentiel de transition (CPT), après ses déclarations chocs lors de la commémoration du 222e anniversaire du drapeau haïtien au Cap-Haïtien. Il a affirmé que “tout le monde connaît les responsables de l’insécurité et du trafic d’armes” en Haïti. Mais depuis, les réactions s’enchaînent : s’il sait, pourquoi ne fait-il rien ?

Des leaders politiques, dont l’ex-ministre Jonas Coffy, montent au créneau. Coffy, au nom de la plateforme PAPA, va plus loin : il lance un ultimatum de 48 heures à Fritz Jean pour faire arrêter les criminels mentionnés, sinon, dit-il, “cela signifie qu’il est leur complice”.

Trafic d’armes, stupéfiants, organes humains, et même d’anguilles – le tableau dressé est digne d’un film noir, sauf qu’il s’agit de la réalité haïtienne.

Le peuple n’a plus besoin de diagnostics : il veut des actes, pas des aveux creux. Si les autorités savent qui arme quiqui trafique avec qui, et où se trouvent les commanditaires, alors l’inaction devient suspecte.

Soit vous arrêtez les criminels, soit vous êtes avec eux.

Haïti est à un carrefour où le courage politique ne peut plus se mesurer à la rhétorique mais à l’action.

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