L’ancienne ministre haïtienne des Affaires étrangères, Dominique Dupuy, est sortie de sa réserve pour dénoncer, avec fermeté, les exactions commises contre les Haïtiens en République dominicaine. Sur son compte X, elle a partagé une citation percutante de l’archevêque sud-africain Desmond Tutu :
« Rester neutre face à l’injustice, c’est choisir le camp de l’oppresseur. »
Un message fort, dirigé non seulement contre les abus rapportés, mais aussi contre l’indifférence criante des autorités haïtiennes.
Dans la même publication, madame Dupuy relaie un article du média espagnol El País, révélant que dans certains cas, le viol est devenu un “passeport” pour éviter la déportation. Une réalité glaçante, qui met en lumière l’extrême vulnérabilité des Haïtiens en terre voisine.
Ce n’est pas la première fois que Dominique Dupuy prend une position tranchée sur ce dossier. En tant que cheffe de la diplomatie haïtienne, elle s’était déjà heurtée à la République dominicaine en défendant sans détour les droits des ressortissants haïtiens.
Aujourd’hui, alors que le silence du gouvernement haïtien persiste, sa prise de parole ravive une urgence diplomatique et humanitaire trop longtemps ignorée.


