La 30ᵉ Conférence des Parties sur les changements climatiques (COP30), tenue du 10 au 21 novembre 2025 au Brésil, a rassemblé des dizaines de milliers de participants autour des grands enjeux de l’action climatique mondiale. Gouvernements, organisations internationales, société civile et secteur privé ont échangé sur l’adaptation, le financement climatique et les solutions face aux impacts croissants du changement climatique.
Dans ce cadre, la jeunesse a occupé une place visible, notamment à travers la 20ᵉ Conférence des Enfants et des Jeunes sur le Climat (COY20), organisée en amont de la COP. Cet espace a permis aux jeunes délégués de formuler des recommandations communes et de défendre leur rôle dans la mise en œuvre des politiques climatiques, malgré un accès encore limité aux négociations formelles.
Haïti y était représentée par Kindy Vereus Montreuil, ingénieur agronome et président du Centre d’Innovation Technologique et d’Entrepreneuriat (CITE), accrédité comme délégué jeunesse. Son engagement s’inscrit dans des actions de terrain menées en Haïti autour de la résilience climatique, de l’agroécologie et du renforcement des capacités communautaires, en particulier auprès des jeunes et des femmes en milieu rural.
À la COP30, le CITE a également porté le lancement du Réseau des Jeunes Ambassadeurs pour le Climat (REJAC), une initiative internationale visant à structurer le leadership climatique des jeunes dans plus de vingt pays. En Haïti, le réseau prévoit de former 140 jeunes issus de toutes les communes, autour de la diplomatie climatique, de l’adaptation et du plaidoyer territorial.
Les échanges à Belém ont par ailleurs mis en évidence les défis persistants liés au financement climatique, aux mécanismes de pertes et préjudices et à l’appui aux pays les plus vulnérables, notamment les petits États insulaires. Les solutions fondées sur la nature, l’agroécologie et la protection des écosystèmes ont été présentées comme des leviers clés pour renforcer la résilience des territoires.
Pour les acteurs haïtiens présents, l’enjeu central reste la traduction concrète des engagements internationaux en projets et partenariats au bénéfice des communautés locales, confrontées de manière directe aux effets du changement climatique.


