100 jours à la tête de la PNH, Vladimir Paraison déçoit sur toute la ligne

Cent jours après sa prise de fonction à la tête de la Police nationale d’Haïti, le Directeur général André Jonas Vladimir Paraison dresse un bilan que beaucoup jugent largement insuffisant. Malgré ses déclarations de progrès et d’avancées opérationnelles, la réalité sur le terrain montre une PNH encore dépassée par la crise sécuritaire.

Les gangs armés continuent de défier l’autorité de l’État. Aucun territoire n’a été récupéré et aucune zone sensible n’a été sécurisée. Les groupes criminels renforcent leur implantation dans plusieurs quartiers de Port-au-Prince et des départements voisins, prouvant que la pression policière annoncée reste pour l’instant inefficace.

À Delmas et dans d’autres communes stratégiques, le kidnapping refait surface. Malgré la présence visible des agents de la PNH, les enlèvements se multiplient, et la population continue de vivre dans la peur. Ces incidents montrent que les opérations de terrain de la police ne parviennent pas à protéger les citoyens, alors que l’institution affiche fièrement son bilan.

Le DG Paraison a présenté des armes saisies et vanté la formation adaptée de ses unités aux nouvelles méthodes de combat urbain. Cependant, ces gestes symboliques ne compensent pas l’absence de résultats tangibles et concrets sur le terrain. Les citoyens attendent davantage d’efficacité plutôt que des démonstrations médiatiques.

Au terme de ces 100 jours, la PNH reste confrontée à une crise de légitimité et d’efficacité. Pour beaucoup, Vladimir Paraison représente une véritable déception à la tête de l’institution, incapable pour l’instant de rétablir la sécurité et l’autorité de l’État face aux gangs armés.

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