En marge de l’Assemblée générale des Nations unies, une réunion déterminante s’est tenue le 18 septembre 2024 sous la co-direction des Premiers ministres Garry Conille d’Haïti et Justin Trudeau du Canada. Cette rencontre, organisée par le Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC), a rassemblé des leaders mondiaux pour discuter de la situation critique en Haïti, marquée par la violence des gangs armés et une instabilité politique persistante.
Le cri d’alarme de Garry Conille : un bilan sombre et un appel à l’aide
Dans son discours, le Premier ministre haïtien Garry Conille a dressé un tableau accablant de la situation en Haïti, rappelant le contexte historique du pays tout en soulignant son engagement à ne pas céder face aux défis. Il a détaillé les mesures prises par son gouvernement au cours de ses cent premiers jours, incluant des opérations de sécurité menées par les forces de police haïtiennes en collaboration avec la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMSS). Conille a également alerté sur la gravité de la crise humanitaire, sociale et économique, marquée par la dégradation des infrastructures de santé, l’effondrement du système éducatif, et la faim sévère.
Appel à l’action internationale et lutte contre la corruption
Conille a appelé la communauté internationale à intensifier son soutien en ressources et en logistique pour aider Haïti à surmonter cette crise multidimensionnelle. Il a aussi mis en avant les efforts de son gouvernement dans la lutte contre la corruption, avec l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) qui a déjà pris des mesures légales contre plusieurs responsables.
Un appel à la mobilisation globale pour Haïti
Le Premier ministre haïtien a conclu en exhortant la communauté internationale à agir rapidement pour empêcher la situation en Haïti de se détériorer davantage, menaçant non seulement le pays mais toute la région d’une instabilité accrue.


