Face à l’expansion des gangs armés à Port-au-Prince, les États-Unis et le Panama ont proposé, jeudi, la création d’une force internationale dédiée à Haïti lors d’une session du Conseil de sécurité de l’ONU. Selon les Nations unies, environ 50 % des membres de ces groupes seraient des enfants.
La mission actuelle, menée principalement par des forces kenyanes et partiellement déployée depuis juin 2023, peine à contenir la progression des gangs, en raison notamment d’un manque de moyens et de personnel. La majeure partie de la capitale demeure sous leur contrôle.
Le projet de résolution prévoit également la mise en place d’un bureau de soutien logistique de l’ONU afin de fournir un appui sur le terrain et de garantir un financement stable et suffisant. L’objectif affiché est de sécuriser les zones sensibles, de protéger les infrastructures et de renforcer les capacités de la police haïtienne.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a rappelé l’urgence de renforcer l’aide matérielle et de mieux appliquer l’embargo sur les armes, la plupart provenant du trafic depuis la Floride. Plus de 1,3 million d’Haïtiens ont déjà été déplacés à l’intérieur du pays à cause des violences.
Cette nouvelle proposition fait suite à un projet similaire, bloqué l’an dernier par la Russie et la Chine, qui visait à transformer la mission kenyane en force officielle de maintien de la paix de l’ONU. Reste encore à clarifier la manière dont s’articulera la future force avec les moins de 1 000 soldats actuellement présents sur le terrain.


