Crise politique : Alouidor Wilberde appelle à la formation urgente d’un Gouvernement de salut public

Dans un contexte de crise politique et sécuritaire persistante, Alouidor Wilberde, figure du mouvement GP86, a lancé ce mardi 18 novembre 2025 — un appel solennel au Conseil Présidentiel de Transition (CPT). Il invite l’instance dirigeante à mettre en place, « dans les plus brefs délais », un Gouvernement de salut public afin de ramener l’ordre institutionnel et d’éviter une aggravation du vide politique.

Selon Wilberde, le gouvernement en place aurait « failli à sa mission » dans l’application de l’Accord du 3 avril, censé encadrer le processus transitoire. Il estime que, face à l’incapacité manifeste du pouvoir actuel à restaurer la stabilité, il appartient désormais au CPT de « prendre une décision forte » avant l’échéance du 7 février, date qui doit ouvrir la voie à une nouvelle transition démocratique et souveraine, conformément à la proposition de la Transition Démocratique et Souveraine (TDS).

Dans sa déclaration, il pointe plusieurs éléments justifiant cette démarche.

D’abord, le calendrier électoral soumis récemment par le Conseil Électoral Provisoire (CEP) dépasse, selon lui, les limites fixées par l’Accord du 3 avril.

Ensuite, il rappelle que plus de 40 % des communes du pays sont aujourd’hui sous contrôle de gangs armés, une situation qui, affirme-t-il, se développe « sous le regard impuissant » des dirigeants actuels.

Enfin, il juge que l’équipe au pouvoir ne parvient ni à sortir le pays de l’impasse économique et sociale, ni à rétablir la sécurité, ni à réactiver les institutions démocratiques.

Alouidor Wilberde plaide ainsi pour un Gouvernement de salut public chargé de redresser la situation et d’établir, en concertation avec le CEP, un nouveau calendrier électoral. Ce dernier devrait prévoir :

  • les élections des collectivités dès le dernier dimanche d’avril 2026, afin de rétablir l’autorité locale ;
  • les élections législatives et présidentielles d’ici la fin de l’année 2026, pour permettre le retour à un fonctionnement institutionnel normal.

Reste à savoir si le CPT répondra à cette interpellation, alors que le pays traverse l’une des périodes les plus délicates de sa transition politique.

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