Lajènès Kisa W Vle dénonce un « simulacre de dialogue » et réclame une transition claire en Haïti

Le mouvement Lajènès Kisa W Vle (LKV) a vivement critiqué le dialogue organisé récemment à l’hôtel Montana par les conseillers présidentiels, qu’il qualifie de « mise en scène politique sans vision ni crédibilité ».

Dans une note de presse publiée ce mercredi, l’organisation estime que cette rencontre, présentée comme un dialogue national, ne répond ni aux attentes de la population ni aux exigences de la transition. Selon LKV, il s’agit d’un exercice politique déconnecté des réalités du pays et dépourvu de perspectives concrètes pour sortir de la crise.

Le mouvement rappelle sa position exprimée depuis novembre 2025, en faveur d’un exécutif monocéphale chargé de diriger la transition à partir du 7 février 2026, conformément au décret portant création du Conseil présidentiel de transition. Il souligne qu’à cette date, aucune nouvelle institution ne devra être installée et que le Conseil des ministres devra assurer la continuité de l’État jusqu’à l’organisation d’élections crédibles.

Pour LKV, la transition doit s’appuyer sur une feuille de route claire, strictement limitée dans le temps, avec pour échéance le 7 février 2027. Parmi les priorités évoquées figurent le rétablissement de la sécurité, l’organisation d’élections libres et transparentes, la relance des services publics essentiels et la mise en place d’un programme minimal de redressement social.

Dans ce contexte, le mouvement plaide pour la formation d’un gouvernement composé de technocrates, de jeunes cadres compétents et de personnalités publiques crédibles, sélectionnés sur la base de leur intégrité et de leur indépendance politique. Il appelle également à un renforcement des mécanismes de contrôle afin d’éviter toute prolongation injustifiée du mandat de transition.

Lajènès Kisa W Vle propose en outre la signature, dès le 8 février, d’un pacte de gouvernabilité réunissant les acteurs politiques et les organisations de la société civile. Ce document devrait, selon le mouvement, reposer sur les principes de non-agression politique et de transparence dans la gestion de la transition.

Par ailleurs, LKV exhorte les conseillers présidentiels, dont le mandat arrive à terme le 7 février 2026, à quitter le pouvoir sans manœuvres politiques ni artifices de communication. Il estime que le respect du calendrier institutionnel est essentiel pour restaurer la confiance de la population.

Enfin, l’organisation appelle la population haïtienne à participer à une veillée patriotique prévue dans la nuit de vendredi à samedi, afin de marquer la fin du Conseil présidentiel de transition, qu’elle considère comme un symbole d’échec. Selon LKV, cette mobilisation vise à encourager un retour rapide à l’ordre constitutionnel et à la souveraineté populaire.

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