De retour d’une mission à New York, le chargé d’affaires des États-Unis en Haïti, Henry T. Wooster a exhorté les autorités de transition à sortir de l’indécision politique. Dans un message rendu public par l’ambassade américaine, le diplomate a insisté sur la nécessité pour le Conseil présidentiel de transition (CPT) d’élaborer un plan électoral crédible et assorti d’un calendrier précis. Selon lui, l’heure n’est plus aux discussions, mais à l’action.
L’émissaire de Washington a rappelé que la stabilité politique du pays dépend étroitement de la capacité des dirigeants haïtiens à restaurer la confiance de la population par l’organisation d’élections libres et inclusives. « Il est temps que le CPT prenne ses responsabilités et présente un calendrier clair pour la transition démocratique », a-t-il déclaré, soulignant l’importance d’un processus transparent pour éviter un vide institutionnel en 2026.
Ce rappel à l’ordre américain intervient alors que la transition peine à prendre forme, dans un contexte marqué par la montée de la violence des gangs et la paralysie de plusieurs institutions. Le pays, privé d’élections depuis plusieurs années, fait face à une profonde crise politique et sécuritaire qui mine la gouvernance et accentue la méfiance des citoyens envers leurs dirigeants.
Le mandat du CPT, prévu pour s’achever le 7 février 2026, s’accompagne d’une lourde responsabilité : rétablir la sécurité, favoriser un climat propice au dialogue et organiser des élections générales crédibles avant la fin de la transition. À mesure que l’échéance approche, les pressions internationales se multiplient, traduisant une attente claire : voir Haïti renouer enfin avec l’ordre constitutionnel.


