La CARICOM monte au créneau face au scandale de corruption qui éclabousse la Banque Nationale de Crédit (BNC). Vendredi 20 septembre, l’organisation régionale a intensifié les discussions avec les partis politiques EDE, RED, et Compromis Historique, dans le but de remplacer trois conseillers controversés : Louis Gérald Gilles, Emmanuel Vertilaire et Smith Augustin. Accusés d’avoir extorqué des sommes colossales pour conserver leurs postes, ces conseillers se retrouvent au cœur d’un bras de fer politique.
D’après Raoul Pascal Pierre-Louis, ancien président du Conseil d’administration de la BNC, les trois conseillers auraient exigé 100 millions de gourdes pour ne pas céder leurs places à la tête de l’institution. Ces accusations, si elles se confirment, révèlent l’ampleur de la corruption au sein de l’institution financière et justifient les pressions croissantes exercées par la CARICOM pour un changement radical.
Les négociations se sont intensifiées avec une réunion tenue ce vendredi, visant principalement le remplacement de Smith Augustin. Toutefois, ces discussions sont loin d’être de tout repos, les partis continuant de défendre bec et ongles leurs représentants, malgré les graves accusations portées contre eux.
Si le parti EDE a déjà proposé un nom pour succéder à Smith Augustin, le soutien au conseiller parmi les autres membres de la coalition RED/EDE et Compromis Historique demeure inébranlable. Emmanuel Vertilaire, quant à lui, bénéficie toujours du soutien indéfectible de Pitit Dessalines, rendant les négociations encore plus ardues.
L’impasse persiste aussi pour Louis Gérald Gilles, bien que Marjory Michel, ancienne ministre à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes, soit pressentie pour le remplacer. Ce soutien marque un rare point de convergence parmi les signataires de l’accord du 21 décembre, et pourrait jouer un rôle clé dans l’avancée des discussions.
Pour la CARICOM, le remplacement de ces conseillers est devenu impératif pour restaurer la crédibilité du CPT et regagner la confiance des citoyens. Les prochaines discussions seront décisives pour l’avenir des conseillers impliqués.


