Les dirigeants européens ont annoncé dimanche qu’ils se rendront à Washington pour rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy et son homologue américain Donald Trump. Cette initiative vise à renforcer la position du chef d’État ukrainien alors que la Maison-Blanche intensifie ses pressions en faveur d’un règlement rapide de la guerre en Europe de l’Est, le conflit le plus meurtrier sur le continent depuis plus de huit décennies.
Selon des sources diplomatiques, Donald Trump pousse Zelenskiy à accepter un accord de paix, après avoir rencontré en Alaska le président russe Vladimir Poutine. Le locataire de la Maison-Blanche, perçu comme davantage aligné sur Moscou, semble privilégier un accord définitif plutôt qu’un simple cessez-le-feu. La rencontre Trump-Zelenskiy est prévue lundi.
« Si la paix n’est pas possible et que la guerre continue, des milliers de vies seront encore perdues… Nous espérons éviter ce scénario », a déclaré dimanche le secrétaire d’État Marco Rubio sur CBS, dans l’émission Face the Nation.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Trump a promis « de GRANDS PROGRÈS SUR LA RUSSIE », sans fournir de détails. Vendredi, il avait déjà affirmé que l’Ukraine devait accepter un compromis, soutenant que « la Russie est une très grande puissance, et eux ne le sont pas ».
D’après une source proche du dossier, à l’issue du sommet d’Alaska, Trump a informé Zelenskiy que le Kremlin avait proposé de geler la majorité des lignes de front en échange de la cession totale de Donetsk par l’Ukraine. Le président ukrainien a catégoriquement rejeté cette offre.


