Jean Morose Viliena, ancien maire de la commune des Irois, dans le sud-ouest d’Haïti, a été condamné à neuf ans de prison aux États-Unis. Il a été reconnu coupable d’avoir menti pour obtenir une carte verte, en cachant son rôle présumé dans des actes de violence en Haïti.
Selon les enquêteurs, Viliena était impliqué dans des violences politiques en 2007 et 2008. Il est accusé d’avoir tué le frère d’un militant, en public, avec l’aide de ses partisans. Il aurait aussi dirigé une attaque contre une station de radio, au cours de laquelle un homme a perdu une jambe et un étudiant a perdu un œil.
Après ces faits, il a demandé un visa au consulat américain à Port-au-Prince. Dans sa demande, il a nié avoir pris part à des violences. Grâce à cette fausse déclaration, il a pu entrer aux États-Unis et y vivre légalement pendant plusieurs années.
L’enquête a été menée par les autorités américaines, notamment le bureau de Homeland Security à Boston. Le rapport mentionne que Viliena a menti pour éviter d’être poursuivi pour ses crimes. Les preuves rassemblées ont permis de l’amener devant la justice.
En mars 2025, un jury l’a déclaré coupable de fraude à l’immigration. Il a été condamné en juin. En plus de cette peine, il doit aussi verser 15,5 millions de dollars à trois victimes haïtiennes, selon une décision de justice civile rendue en 2023.
Son avocat, Me Jason Benzaken, a annoncé qu’un appel du verdict pénal est prévu. Les autorités affirment qu’elles continueront de traquer les auteurs de crimes graves, même s’ils se trouvent à l’étranger.


