En décrétant un cessez-le-feu le temps du week-end pascal, Vladimir Poutine emballe la guerre dans du papier cadeau humanitaire. Une pause symbolique, au nom de la foi, de la paix… et peut-être aussi de la stratégie. Le Kremlin veut apaiser Washington et soigner son image, tout en gardant ses troupes sur le qui-vive. Un œuf diplomatique joliment peint, mais déjà fêlé.
Car pendant que Moscou affiche sa bonne volonté, les bombes n’ont pas totalement cessé. Des frappes ont été rapportées après l’entrée en vigueur de la trêve. Kiev, pas dupe, tend une main prudente : « paix si paix, riposte si attaque ». Zelensky réclame plus qu’un simple silence temporaire. Il veut du concret, du durable, du crédible.
En somme, cette trêve ressemble à un décor de fête sur fond de fracas. La paix ne se décrète pas comme un jour férié. Elle se construit dans la vérité, la constance, et surtout, les actes.


