Huit mois après l’effondrement meurtrier du Jet Set Club en République dominicaine, la justice a officiellement inculpé Antonio et Maribel Espaillat, propriétaires de la discothèque où 236 personnes ont perdu la vie le 8 avril 2025. Le parquet du district national les accuse d’homicide involontaire et de coups et blessures involontaires, estimant qu’ils ont fait preuve d’une négligence grave dans la gestion du bâtiment, dont ils connaissaient pourtant la fragilité.
Selon l’acte d’accusation déposé le 7 novembre, les enquêteurs ont établi que les dirigeants avaient surchargé la toiture avec des équipements lourds — climatiseurs industriels et réservoirs d’eau — sans procéder aux évaluations techniques nécessaires. Les procureurs affirment également que plusieurs avertissements internes sur la dégradation de la structure avaient été ignorés, malgré des messages et rapports signalant clairement le risque d’effondrement.
Le drame s’était produit au cours d’une soirée animée par le chanteur Rubby Pérez, lorsque le toit s’est effondré brutalement sur des centaines de clients. Au-delà du bilan humain extrêmement lourd, cette catastrophe a mis en lumière de graves manquements aux normes de sécurité. Les Espaillat risquent de trois mois à deux ans de prison, conformément aux articles 319 et 320 du Code pénal dominicain. Les audiences se poursuivent alors que les familles des victimes réclament justice et vérité.


