Lors de la réunion des signataires de l’Accord du 21 décembre, tenue sous le thème : “L’engagement du secteur du 21 décembre face à cette transition politique fragile : enjeux et perspectives”, Marjory Michel, ancienne ministre et signataire de l’accord, a été la cible d’une attaque virulente.
L’incident a éclaté lorsque Mme Michel a pris la parole pour aborder la situation de Louis Gérald Gilles, membre du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), accusé par l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) dans une affaire de détournement de 100 millions de gourdes. Sa prise de position, visant à débloquer la transition tout en garantissant la justice, a provoqué la colère des partisans de Gilles, qui l’ont violemment pris à partie, lançant injures, menaces, et perturbant la réunion.
Dans un contexte de tensions croissantes, Mme Michel a fermement condamné ces actes, affirmant que son intervention n’était pas une attaque personnelle contre Gilles, mais un appel à défendre les principes d’éthique et de transparence au sein de l’Accord.
“Nous devons protéger l’intégrité de cette transition. Si un autre choix s’impose pour le CPT, nous devons l’assumer tout en soutenant M. Gilles dans son parcours judiciaire,” a-t-elle déclaré avec conviction.
Cet incident illustre les défis auxquels est confrontée la transition politique en Haïti, fragilisée par des divisions internes et des scandales. L’intervention de Mme Michel a toutefois montré que des voix s’élèvent encore pour défendre la moralité et l’intérêt collectif dans un climat politique sous tension.


