À l’ONU, Laurent Saint-Cyr appelle la communauté internationale à une action urgente pour la paix

Devant l’Assemblée générale des Nations Unies, le président du Conseil présidentiel de transition, Laurent Saint-Cyr, a livré un plaidoyer vibrant pour Haïti. Il a appelé la communauté internationale à agir sans délai face à la crise sécuritaire et humanitaire qui ravage le pays, soulignant que la paix est la priorité absolue du peuple haïtien.

« En Haïti, c’est une guerre qui se joue », a affirmé Saint-Cyr, décrivant une « tragédie humaine » marquée par les violences armées, les déplacements massifs, l’effondrement du système de santé et l’insécurité alimentaire. Selon lui, « le silence ou l’inaction n’est pas une option » alors que des milliers de vies sont sacrifiées chaque jour.

Le chef du CPT a plaidé pour le déploiement d’une force internationale robuste, dotée d’un mandat clair et de moyens suffisants, afin de soutenir les forces de l’ordre haïtiennes dans la lutte contre les gangs lourdement armés. Il a salué les initiatives américaines et panaméennes au Conseil de sécurité pour établir une « Force de suppression des gangs », tout en rappelant que moins de la moitié des effectifs promis de la Mission multinationale d’appui à la sécurité sont actuellement déployés.

Au-delà de l’urgence sécuritaire, Saint-Cyr a réaffirmé l’engagement du CPT à organiser des élections libres et crédibles, déjà en préparation avec l’appui de la CARICOM, de l’OEA et du BINUH. Il a également insisté sur la nécessité de passer de l’aide humanitaire à l’investissement, en développant des pôles économiques régionaux et en soutenant des projets créateurs d’emplois.

Le président du CPT a par ailleurs évoqué la question des réparations liées à la rançon imposée à Haïti en 1825, saluant les récentes avancées politiques en France et appelant à « des actions concrètes ». Enfin, il a rendu hommage à la diaspora haïtienne, aux forces de l’ordre et aux victimes de la crise, tout en réaffirmant : « Haïti n’est pas une nation de résignés. Nous sommes un grand peuple. Notre seul droit, c’est celui à la paix. »

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