Après 24 ans de règne, le pouvoir de Bachar al-Assad s’est effondré dans la nuit du 7 au 8 décembre 2024 face à une offensive rebelle menée par Hayat Tahrir al-Sham (HTS). La chute rapide du régime marque la fin de plus d’un demi-siècle de domination du clan Assad.
Dans Damas, désormais aux mains des rebelles, des scènes de liesse ont éclaté. Des statues de Hafez et Bachar al-Assad ont été déboulonnées à travers le pays, symbolisant la fin d’une ère marquée par des décennies d’oppression et 13 ans d’une guerre civile meurtrière.
Les rebelles ont annoncé la libération des prisonniers politiques et appelé les réfugiés à revenir dans une “Syrie libre”. Pourtant, l’avenir reste incertain. La guerre civile, ayant causé près de 500 000 morts, a laissé un pays morcelé, où des puissances étrangères soutiennent des factions concurrentes.
La communauté internationale, dont Paris, Berlin, et la Turquie, a salué la chute d’Assad tout en appelant à une transition pacifique. HTS, qui aspire à une alternative politique, tente de gagner la confiance des Syriens et des chancelleries occidentales.
L’émissaire de l’ONU a qualifié la chute d’Assad de “moment décisif”, tandis que le Premier ministre syrien s’est déclaré prêt à assurer une transition avec un nouveau leadership choisi par le peuple. Toutefois, l’effondrement du régime, isolé après la perte de soutien de la Russie et de l’Iran, ouvre une nouvelle période de défis pour la Syrie.


