Aux Cayes, le coût des séances de dialyse à l’hôpital de l’Office d’Assurance Accidents du Travail, Maladie et Maternité (OFATMA) suscite une vive controverse. Dans une lettre ouverte adressée au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, un citoyen engagé, Robenson René, tire la sonnette d’alarme sur une situation qu’il juge critique.
Datée du 25 avril 2026, la correspondance met en lumière le prix actuel d’une séance de dialyse, fixé à 15 000 gourdes. Pour les patients atteints d’insuffisance rénale, nécessitant en moyenne trois séances par semaine, la facture s’élève à environ 45 000 gourdes hebdomadaires, soit près de 180 000 gourdes par mois.
Selon l’auteur, une telle charge financière dépasse largement les capacités de la majorité des familles du département du Sud, déjà confrontées à des conditions économiques précaires, marquées par le chômage et l’instabilité des revenus.
Au-delà de l’aspect financier, Robenson René met en garde contre les conséquences humaines de cette situation. Il estime que le coût élevé des traitements constitue une menace directe pour la vie des patients, certains étant contraints de réduire ou d’abandonner leurs soins faute de moyens.
Face à cette réalité, le signataire appelle les autorités à intervenir en urgence. Il plaide notamment pour une réduction du coût des séances, un renforcement de l’accompagnement des patients vulnérables et une amélioration globale de l’accès aux soins spécialisés dans la région.
Cette interpellation relance le débat sur l’accessibilité des services de santé en Haïti, en particulier pour les maladies chroniques nécessitant des traitements réguliers et coûteux.



