Le parti Konviksyon Pou Chanjman (KPC) a adopté, le 25 avril 2026, un code d’éthique visant à encadrer la gestion de ses ressources et prévenir les pratiques de corruption. Cette initiative s’inscrit dans un contexte marqué par une forte demande de transparence dans la vie politique haïtienne.
Les dirigeants du parti expliquent vouloir poser des bases solides pour éviter les dérives souvent observées dans le secteur. Le document met l’accent sur la responsabilité des membres et la nécessité de renforcer la confiance.
Le code interdit à tout membre de recevoir de l’argent, des faveurs ou tout autre avantage en échange d’un soutien politique. Cette mesure vise à limiter les conflits d’intérêts et à préserver l’intégrité de l’organisation.
Le KPC précise que les dons financiers doivent être effectués uniquement par voie électronique. Les dons matériels doivent, eux, être déclarés publiquement et accompagnés d’une lettre adressée à la trésorerie.
La trésorerie a l’obligation de produire un rapport dans un délai de 24 heures pour informer les instances dirigeantes des contributions reçues.
Aucun retrait bancaire ni transfert ne peut être réalisé sans une décision approuvée à la majorité du Bureau Politique National (BPN). En plus, tous les chèques doivent porter les signatures de la présidence et de la trésorerie pour être valides.
Ces dispositions visent à éviter les décisions individuelles et à assurer un suivi rigoureux des fonds.
Le texte interdit l’utilisation des biens du KPC à des fins personnelles. Toutefois, une exception peut être accordée si elle est validée par une majorité du BPN et communiquée aux responsables concernés.
Le code prévoit la création d’une commission d’éthique chargée d’enquêter sur les accusations visant les membres du parti. Les conclusions de ces enquêtes seront soumises au BPN, qui décidera des éventuelles sanctions.
À travers ce code d’éthique, le KPC affirme sa volonté de se démarquer par une gestion plus rigoureuse et transparente. Les responsables du parti espèrent ainsi contribuer à améliorer les pratiques politiques en Haïti. Le document a été adopté à la majorité lors d’un vote interne.


