Dans un contexte national marqué par de profondes incertitudes, Port-au-Prince a été, le samedi 13 décembre 2025, le théâtre d’un rare moment de dialogue et de réflexion collective. À l’hôtel Royal Oasis, la troisième édition du Sommet international de la diplomatie et du développement communautaire, organisée par la Fondation Davidson Emmanuel Désir (FDED), a réuni des jeunes, des diplomates et des acteurs de la société civile autour d’un objectif commun : repenser l’engagement citoyen comme levier de développement durable.
Dès les premières heures, l’affluence et la diversité des participants ont donné le ton. Étudiants, jeunes professionnels et responsables communautaires ont pris part à des conférences et à des panels axés sur la coopération régionale, le rôle des institutions et la place des communautés dans les politiques publiques. Des représentants du corps diplomatique et d’organisations internationales ont partagé leurs analyses, suscitant des échanges nourris, parfois critiques, sur les défis actuels d’Haïti et de la région.
Malgré un format volontairement plus restreint que lors des éditions précédentes, les discussions se sont révélées particulièrement interactives. Les participants ont salué la qualité des interventions ainsi que l’accès direct aux panélistes, favorisant un dialogue ouvert et constructif. « Ce sommet nous permet de mieux comprendre les enjeux diplomatiques et de voir comment, à notre niveau, nous pouvons nous engager », confiait un étudiant en relations internationales à l’issue d’un panel.
Du côté des organisateurs, le sentiment de satisfaction est également partagé. Pour Darlise Sintumas, secrétaire générale de la FDED, cette troisième édition marque une étape importante dans la relance de l’initiative. Elle souligne l’engagement des jeunes et la pertinence des débats, malgré les contraintes liées au contexte sécuritaire et économique. « L’essentiel était de créer un espace d’échanges et de formation. Les retours positifs des participants montrent que l’objectif a été atteint », a-t-elle indiqué.
Forte de cette mobilisation, la Fondation Davidson Emmanuel Désir entend désormais inscrire ce sommet dans la durée. Les organisateurs travaillent déjà à la préparation d’une quatrième édition, avec l’ambition d’élargir la participation et de renforcer les contenus proposés. Un cap assumé pour continuer à placer la jeunesse au cœur des réflexions sur la diplomatie et le développement communautaire en Haïti.
Mederson Alcindor


