Le Collectif des Professionnels de la Presse (CPP) hausse le ton face à la multiplication d’incidents impliquant des policiers et des travailleurs de la presse. Dans une lettre adressée au directeur général de la Police nationale d’Haïti, l’organisation affirme que les agressions contre des journalistes ne sont plus des cas isolés mais une tendance inquiétante qui fragilise la liberté d’informer.
Le CPP rappelle que plusieurs reporters ont été blessés, menacés ou malmenés au cours de ces dernières années, souvent dans le cadre de manifestations ou d’opérations policières. Aucun de ces dossiers n’a véritablement avancé, souligne le collectif, malgré les plaintes déposées auprès des autorités et les preuves disponibles. Pour l’organisation, l’absence de sanctions nourrit un climat d’impunité dangereux.
Dans sa correspondance, le collectif demande à la PNH de revoir ses mécanismes de contrôle interne et d’assurer un suivi systématique des plaintes relatives aux abus commis contre la presse. Il insiste également sur la nécessité d’indemniser les victimes et de reconnaître officiellement les préjudices subis, qu’ils soient physiques, matériels ou psychologiques.
Le CPP invite enfin la police à renouer un dialogue constructif avec les médias. Selon le collectif, une relation basée sur le respect mutuel est indispensable pour garantir un environnement de travail sûr pour les journalistes et renforcer la confiance du public envers les institutions chargées de protéger la population.


