Le Canada a exprimé son soutien à la décision des États-Unis de sanctionner l’ancien président haïtien Michel Joseph Martelly, en raison de son implication présumée dans le trafic de drogue. Cette décision, conforme au décret exécutif (EO) 14059 du 15 décembre 2021, marque une étape significative dans la lutte contre le commerce mondial de drogues illicites.
Sur son compte X, la ministre des Affaires étrangères du Canada, Mélanie Joly, a salué la démarche américaine. Elle a souligné le rôle de premier plan du Canada en 2022, lorsqu’il a sanctionné des élites politiques responsables de la terreur en Haïti et a appelé la communauté internationale à suivre cette voie. Selon Joly, il est crucial de poursuivre les efforts collectifs pour combattre la corruption et tenir responsables ceux qui alimentent la violence et la terreur en Haïti.
Les sanctions imposées par les États-Unis ont des implications importantes pour Michel Martelly. Elles interdisent aux institutions financières américaines de lui accorder des prêts ou des crédits. Toute transaction de change impliquant Martelly est également interdite, et les personnes américaines ne sont pas autorisées à investir ou à acheter des instruments financiers liés à Martelly. Ces mesures visent à isoler Martelly financièrement et à limiter ses ressources économiques.
Mélanie Joly a insisté sur la nécessité de continuer à exercer une pression sur les individus responsables de violence et de corruption. Elle a appelé à une action collective pour mettre fin à la violence insensée et soutenir le peuple haïtien dans sa quête de stabilité et de justice.
Cette réponse du Canada renforce l’engagement international pour contrer la corruption et le trafic de drogue en Haïti, et montre une volonté de travailler ensemble pour restaurer la paix et la sécurité dans le pays.


