Dans une nouvelle prise de position publique, l’ambassade des États-Unis en Haïti a dénoncé la montée en puissance des gangs armés, soulignant que la dernière semaine a marqué une aggravation inquiétante de la crise sécuritaire. Selon la mission diplomatique, les groupes criminels, déjà actifs depuis plusieurs années, ont désormais lancé des appels explicites à la guerre ouverte contre le gouvernement central, accentuant la pression sur un pays déjà fragilisé.
Les États-Unis affirment qu’ils ne sont pas seuls dans leur analyse. D’autres pays de la région ainsi que plusieurs partenaires internationaux partagent la même inquiétude et adressent un message commun : la violence, les destructions et les querelles politiques internes doivent cesser. La communauté internationale estime que cette escalade compromet davantage la stabilité d’Haïti et bloque les efforts nécessaires pour restaurer l’ordre et la gouvernance.
Dans cette déclaration, Washington exhorte les dirigeants haïtiens à dépasser leurs divergences et à faire front commun contre ce qu’il décrit comme une menace nationale partagée. Pour les États-Unis, l’unité politique n’est plus une option mais une exigence indispensable pour contenir l’expansion des groupes armés qui terrorisent la population.
L’ambassade met en garde ceux qui freineraient volontairement les démarches visant à rétablir la stabilité politique. Les États-Unis avertissent que des mesures concrètes pourraient être prises, parmi lesquelles la révocation de visas et d’autres sanctions diplomatiques. Un signal clair envoyé à l’élite politique haïtienne : toute obstruction au retour à l’ordre démocratique aura désormais un coût.


