Le célèbre écrivain et chroniqueur Gary Victor ce samedi 15 novembre 2025 un post percutant sur les réseaux sociaux, critiquant la publication par la BINUH d’un rapport indexant le commissaire Muscadin. Selon lui, la question fondamentale est la légitimité morale de cet organisme pour produire un tel document, alors même qu’il n’a jamais manifesté de réel intérêt pour les souffrances du peuple haïtien.
« La BINUH, qui n’a jamais manifesté la moindre empathie pour les souffrances du peuple haïtien, ose aujourd’hui jouer les donneurs de leçons », a écrit Gary Victor. Il rappelle que certains hauts fonctionnaires internationaux avaient applaudi la fédération des gangs, une initiative qui a contribué à l’insécurité actuelle.
Dans son post, Gary Victor attire également l’attention sur la récente opération de la Police nationale d’Haïti contre un chef de gang de Croix-des-Bouquets, menée immédiatement après les accusations de ce dernier contre Andy Apaid.
« Étrange coïncidence, troublante célérité. Pourquoi une telle promptitude ici, alors que Carrefour-Feuilles, Martissant, Village-de-Dieu et tant d’autres zones n’ont jamais bénéficié d’un déploiement similaire ? », interroge l’écrivain. Il laisse entendre que l’homme dénoncé serait peut-être trop influent pour être ignoré.
Gary Victor souligne également le mutisme de nombreux médias sur un dossier crucial pour la nation, ce qui soulève des interrogations sur l’indépendance de la presse :
« Faut-il en déduire qu’une part significative de la presse figure désormais sur la fiche de paie de ces hommes influents, véritables cancers de la République ? »
Pour lui, ce silence protège des comptes en banque et muselle les micros, les caméras et les plumes, alors que la population continue de souffrir.
L’écrivain ne cache pas son amertume face à la corruption et à la délinquance qui gangrènent le pays :
– Une corruption omniprésente. – Une délinquance banalisée. – Des complicités étendues dans les sphères de pouvoir.
« Pendant que le pays s’effondre, certains continuent de brandir les droits humains et la démocratie comme des slogans creux. Ces concepts ont malheureusement servi d’enrichissement personnel à des individus qui n’ont jamais cherché à renforcer les institutions républicaines », écrit Gary Victor.
Pour l’écrivain, Haïti traverse une phase critique où la légitimité morale, institutionnelle et journalistique se trouve profondément remise en question. Entre BINUH, les opérations policières sélectives et le silence de la presse, il décrit un véritable galimatias, une mascarade qui perdure pendant que le pays saigne en silence.


