Sous le thème « Les filles libérées des unions forcées », la Journée internationale de la fille a été célébrée ce samedi 11 octobre lors d’un événement hybride organisé par la Jeunesse Engagée pour la Reconstruction d’Haïti (JERH), en partenariat avec Plan International. L’activité, animée par Gloria Emmanuella Ductan et Minelda Louisin, a réuni des jeunes, des militantes féministes et des actrices engagées pour la protection des droits des filles.
Dès l’ouverture, la coordonnatrice générale de la JERH, Mme Stéphanie Sophie Louis, a salué la détermination des jeunes filles à faire entendre leur voix dans une société où les mariages précoces demeurent une réalité alarmante. Elle a rappelé l’importance de promouvoir l’égalité des chances et de garantir un avenir meilleur à toutes les filles haïtiennes.
Dans son intervention remarquée, la jeune ministre à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes, Neyssa Senélier, a lancé un vibrant appel à la société haïtienne pour « faire respecter les droits des filles et combattre les unions précoces ». Elle a insisté sur la responsabilité des familles, des institutions et de l’État à protéger les adolescentes contre les pratiques traditionnelles qui freinent leur épanouissement.
Trois sujets majeurs ont marqué le panel de discussion : la compréhension des racines du mariage précoce en Haïti, son impact sur la société, et les politiques publiques à renforcer pour y mettre fin. Les échanges, menés par des expertes telles que Michma Marie Edmé, Mica Louna Elize et Me Abigaïl Derolian, ont souligné la nécessité d’un cadre juridique plus strict et d’une mobilisation communautaire soutenue.
La journée s’est clôturée par un atelier pratique, au cours duquel les participantes ont formulé des recommandations autour de quatre axes : le renforcement du cadre légal, les stratégies de mobilisation, le rôle des jeunes et des organisations communautaires dans le plaidoyer, ainsi que la communication et la sensibilisation.
À travers cette initiative, la JERH et ses partenaires ont réaffirmé leur engagement à bâtir une Haïti où chaque fille pourra grandir libre, instruite et à l’abri de toute forme de contrainte.


