Cette semaine, Haïti joue gros. Les changements annoncés au sein des directions générales et possiblement du gouvernement ne sont pas de simples ajustements administratifs : ils sont devenus une question de survie nationale.
Dans un pays asphyxié par l’insécurité, la corruption et la paralysie institutionnelle, le temps des faux-semblants est révolu. Les départs et nominations attendus ne doivent pas être un exercice cosmétique, mais une rupture nette avec les pratiques qui ont fragilisé l’État.
Le peuple haïtien réclame plus que des visages nouveaux : il exige des responsables intègres, compétents et visionnaires, capables de redonner confiance, de rétablir l’autorité publique et d’ouvrir une perspective d’avenir.
Le Conseil présidentiel de transition et le Premier ministre portent aujourd’hui une responsabilité historique à l’échéance du 7 février 2026. Céder aux pressions ou recycler les mêmes logiques de clan reviendrait à condamner le pays à une nouvelle impasse. Choisir l’intégrité et la compétence, l’expérience c’est offrir une chance à la renaissance d’Haïti.


