Dans un contexte où Haïti fait face à des défis sécuritaires sans précédent, il est impératif de mobiliser tous les acteurs de la société pour bâtir un avenir meilleur. L’espoir, bien que fragile, doit être nourri par des actions concrètes et une volonté collective.
Notre chère Haïti sombre dans le chaos. Au fil des jours, des semaines, et des mois, l’espoir de jours meilleurs semble s’éloigner, semblable au soleil qui se couche. Cependant, il est essentiel de continuer à espérer. Après tout, on dit bien que « l’espoir fait vivre ». Pourtant, peut-on vraiment parler d’espoir lorsque nos dirigeants ne semblent pas conscients de l’urgence de l’heure ?
Il est impératif que des mesures décisives soient adoptées pour empêcher d’autres territoires de tomber sous le contrôle des gangs armés. Les dirigeants doivent d’abord mobiliser toutes les ressources disponibles dans le pays afin de fournir une réponse robuste et structurée au problème de sécurité. Il est inadmissible que le pouvoir de transition passe son temps à attendre des policiers étrangers venus compléter la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMSS), qui, après près de deux ans, n’a même pas réussi à mobiliser deux mille cinq cents policiers.
Haïti possède des ressources humaines précieuses, prêtes à être mobilisées pour la cause nationale. Des milliers de jeunes aspirent à servir leur pays au sein de la Police Nationale d’Haïti (PNH) et des Forces Armées d’Haïti (FAd’H). Il est impératif de capitaliser sur cette volonté et de procéder à des recrutements massifs pour renforcer ces deux institutions, dont leur mission respective consiste à protéger les vies, les biens, et le territoire national.
C’est pourquoi j’invite le Conseil Présidentiel de Transition à collaborer avec le gouvernement pour prendre des mesures dans le prochain budget afin de recruter davantage de militaires. Dans la situation actuelle, il est anormal que le gouvernement refuse de doter les forces de l’ordre d’effectifs suffisants pour se déployer sur plusieurs fronts, sans laisser de vides ailleurs.
Si nous devons solliciter l’aide de nos partenaires internationaux, cela devrait principalement viser à équiper nos forces de l’ordre avec des équipements adaptés aux réalités du terrain et aux défis spécifiques auxquels Haïti est confrontée, plutôt que de se contenter d’un renfort en effectifs venu de l’étranger.
Chaque haïtien doit prendre part à cette lutte pour un avenir meilleur. La sécurité est l’affaire de tous, et une collaboration étroite entre les citoyens et les forces de l’ordre peut créer un environnement plus sûr pour nos enfants. Ensemble, nous pouvons bâtir une Haïti où chacun peut vivre en paix et prospérer.
Nous devons être rationnels. Notre-Dame du Perpétuel Secours, comme l’a imploré récemment le président du CPT Leslie Voltaire, ne résoudra pas à elle seule, disons mieux, ne va pas résoudre les problèmes de sécurité auxquels le pays est confronté. C’est à nous, en tant que peuple uni et déterminé, de prendre en main notre destinée. En agissant ensemble, nous pouvons transformer l’espoir en réalité et construire une Haïti où chaque enfant peut grandir en toute sécurité. Vive une Haïti forte et unie !
Wesley ANTOINE, Journaliste / mémorant en science juridique
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