Une attaque d’une brutalité rare a frappé le quartier de Wharf Jérémie à Cité Soleil les 6 et 7 décembre derniers. Plus de 184 personnes, majoritairement des personnes âgées, ont été sauvagement assassinées par des membres du gang dirigé par Micanor Altès. Ce massacre, marqué par des violences insoutenables, a suscité une vague d’indignation internationale.
Selon des témoignages recueillis par le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), 110 des victimes étaient âgées de plus de 60 ans. Le massacre aurait été déclenché après que Micanor Altès, le chef du gang, a consulté un prêtre vaudou. Ce dernier aurait accusé les personnes âgées d’avoir jeté un sort à son fils, causant ses problèmes de santé. Les assaillants, armés de machettes et de couteaux, ont exécuté leurs victimes sur deux jours, semant la terreur et laissant une communauté dévastée.
Face à cette tragédie, la communauté internationale a exprimé son indignation :
• La France a fermement condamné cet acte barbare et réitéré son soutien aux autorités haïtiennes. Elle appelle à une justice rapide et à des efforts accrus pour sécuriser le territoire.
• Les Nations Unies, par la voix d’António Guterres, ont dénoncé ces atrocités, exhortant les États membres à renforcer leur appui à la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMSS) pour aider Haïti à faire face à la violence des gangs.
• L’Union Européenne (UE) a dénoncé cette atrocité et appelé au déploiement complet de la MMSS pour restaurer la sécurité en Haïti.
• Les États-Unis, à travers un communiqué de leur ambassade à Port-au-Prince, ont exprimé leurs condoléances et assuré de leur engagement à soutenir la Police Nationale d’Haïti (PNH) et la MMSS.
En 2024, la violence des gangs a déjà coûté la vie à plus de 5 000 personnes en Haïti, selon les Nations Unies. Ce dernier massacre souligne l’urgence d’une intervention plus coordonnée pour contrer l’emprise des groupes armés et protéger les populations vulnérables.
Les autorités haïtiennes, soutenues par leurs partenaires internationaux, s’engagent à traduire en justice les auteurs de ces crimes. Cependant, pour restaurer la confiance et reconstruire une nation en crise, des mesures plus fermes et une mobilisation collective sont indispensables.


