Les policiers haïtiens, en première ligne face aux gangs armés qui sévissent à Solino, Delmas et Tabarre, ont exprimé leur frustration face à la passivité des troupes kényanes, déployées dans le cadre de la mission multinationale de soutien à la sécurité en Haïti. Selon le Syndicat de la Police Nationale d’Haïti (SPNH-17), cette inertie nuit gravement aux efforts de la Police Nationale d’Haïti (PNH), qui se trouve seule à affronter la violence grandissante des gangs.
Les forces kényanes, censées épauler la PNH, se montrent réticentes à intervenir activement dans les zones de conflit, ce qui a provoqué un problème de communication entre les deux entités. Le SPNH-17 a appelé les responsables de la mission internationale à corriger cette situation, rappelant que les soldats kényans doivent soutenir leurs homologues haïtiens ou se retirer de la mission. Les policiers haïtiens, sous-équipés et dépassés par la multiplication des attaques, soulignent que cette situation compromet gravement la lutte contre l’insécurité dans le pays.
Les citoyens, eux, observent avec inquiétude cette coordination défaillante, alors que la violence des gangs continue de s’intensifier, mettant en péril la stabilité du pays et la sécurité de ses habitants.


