Le prix Nobel d’économie 2024 récompense des travaux sur les inégalités mondiales

Le prix Nobel d’économie 2024 a été attribué aux économistes Daron Acemoglu, Simon Johnson, et James A. Robinson pour leurs recherches approfondies sur les disparités économiques entre les nations et l’influence des institutions sur la prospérité. Ces trois chercheurs sont reconnus pour avoir montré comment les différences dans les systèmes politiques et économiques contribuent aux inégalités globales et aux écarts de richesse.

Des œuvres majeures qui marquent le domaine économique

Daron Acemoglu et James A. Robinson sont bien connus pour leur ouvrage influent Why Nations Fail: The Origins of Power, Prosperity, and Poverty (2012). Dans ce livre, les auteurs explorent la manière dont les institutions économiques et politiques façonnent la croissance et la pauvreté à travers l’histoire. Leur analyse montre que les pays prospères ont des institutions inclusives qui favorisent l’innovation et la participation citoyenne, tandis que ceux qui échouent sont souvent paralysés par des systèmes extractifs qui concentrent le pouvoir et la richesse entre les mains de quelques-uns.

Ils ont également coécrit The Narrow Corridor: States, Societies, and the Fate of Liberty (2019), où ils examinent comment les sociétés et les États interagissent pour maintenir la liberté et prévenir la tyrannie ou l’anarchie. Ce livre s’inscrit dans la lignée de leurs travaux sur le rôle central des institutions dans la réussite ou l’échec des nations.

De son côté, Simon Johnson a marqué le débat économique avec son article The Quiet Coup (2009), où il critique la concentration du pouvoir dans les mains des élites financières, ce qui a contribué à la crise économique mondiale. Il a ensuite approfondi ce sujet dans 13 Bankers: The Wall Street Takeover and the Next Financial Meltdown (2010), où il analyse l’influence excessive des grandes banques sur l’économie mondiale.

Un prix qui met en lumière les inégalités mondiales

La reconnaissance de leurs travaux arrive à un moment où les inégalités économiques mondiales sont plus visibles que jamais. Des pays en développement peinent à rejoindre le train de la mondialisation, alors que d’autres, grâce à des institutions stables et ouvertes, prospèrent. Cette recherche aide à comprendre pourquoi certaines nations accumulent la richesse et le pouvoir, tandis que d’autres restent engluées dans la pauvreté et l’instabilité.

Une recherche essentielle pour comprendre l’avenir

En récompensant Acemoglu, Robinson et Johnson, le comité Nobel met l’accent sur la nécessité de réformes institutionnelles pour réduire les inégalités mondiales et promouvoir une prospérité partagée. Leurs travaux offrent non seulement un diagnostic des échecs économiques actuels, mais aussi une feuille de route pour bâtir des institutions plus inclusives et résilientes.

Ce prix Nobel montre à quel point la compréhension des institutions et de leurs effets sur les sociétés est cruciale pour résoudre les défis économiques du XXIe siècle. Leurs contributions continueront d’influencer les débats sur le développement économique et les politiques publiques dans les années à venir.

Le journal Le Monde rapporte que, après Claudia Goldin, primée en 2023 pour ses travaux sur la place des femmes sur le marché du travail, ce trio d’économistes éclaire une autre facette essentielle des inégalités mondiales : la manière dont les institutions façonnent la richesse des nations.

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