Les récentes mesures migratoires en République dominicaine, visant à intensifier les rapatriements de migrants haïtiens, ont eu un impact significatif sur plusieurs secteurs clés de l’économie du pays, en particulier l’agriculture et la construction.
Agriculture : Les secteurs du riz et du banane sont parmi les plus touchés. Dans des régions comme Montecristi et Mao, la pénurie de main-d’œuvre haïtienne, qui joue un rôle crucial dans les récoltes, entraîne des retards et des pertes économiques. Les producteurs de bananes et de riz ont exprimé leurs inquiétudes quant à l’incapacité de respecter les engagements envers leurs acheteurs internationaux, ce qui met en péril l’avenir de ces industries. La régularisation des travailleurs haïtiens avec des visas temporaires est demandée comme solution pour stabiliser le secteur.
Construction : Ce secteur, tout aussi dépendant de la main-d’œuvre haïtienne, ressent les effets des opérations de rapatriement. Selon Eliseo Cristopher Ramírez, président de Copymecom, l’absence des travailleurs haïtiens risque de paralyser les projets en cours. Certaines entreprises rapportent que le nombre de travailleurs a drastiquement diminué, ce qui pourrait entraîner des retards importants dans la livraison des chantiers.
En parallèle, les communautés haïtiennes en République dominicaine vivent dans la peur. Beaucoup de migrants, même en situation régulière, sont parfois arrêtés, et ceux en situation irrégulière évitent de se rendre sur leur lieu de travail, craignant d’être déportés.


