La crise s’intensifie au sein du Ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), où de nombreux agents contractuels dénoncent un retard de paiement qui atteint désormais 15 mois. Une situation qui met en péril leur survie économique et fragilise davantage un système de santé déjà sous pression.
Dans plusieurs institutions hospitalières du pays, notamment à l’Hôpital Universitaire La Paix et à l’Hôpital Universitaire Justinien, ces professionnels continuent d’assurer leurs fonctions sans percevoir de rémunération. Médecins, infirmières, agents administratifs et personnels de soutien affirment faire face à une réalité marquée par l’incertitude et des conditions de vie de plus en plus précaires.
Sur le terrain, les conséquences sont lourdes. Certains agents peinent à subvenir à leurs besoins essentiels, tandis que d’autres accumulent des dettes pour pouvoir continuer à travailler. L’absence prolongée de salaire alimente un profond sentiment de frustration et d’abandon.
Au Cap-Haïtien, la tension est montée d’un cran ces derniers jours. À l’Hôpital Universitaire Justinien, des contractuels ont suspendu leurs activités pour exiger le paiement immédiat de leurs arriérés. Ce mouvement de protestation perturbe le fonctionnement de l’établissement et affecte directement la prise en charge des patients.
Dans le département de la population, d’autres agents dressent le même constat : plus d’une année de travail sans rémunération. Ils dénoncent un manque de suivi administratif et appellent les autorités à intervenir sans délai.
Face à cette situation, les contractuels réclament le paiement intégral des sommes dues ainsi que des garanties pour éviter la répétition de tels retards. À défaut de réponses concrètes, ils préviennent que la mobilisation pourrait s’intensifier dans les prochains jours, avec des répercussions potentielles sur l’ensemble du système sanitaire.


